Association de Surveillance de la Pollution de l'Air du Nord-Isère
Le nord du département de l’Isère, dans le secteur de la vallée du Rhône, est depuis longtemps le siège d’une importante activité industrielle. Les secteurs de la chimie, de la fabrication
de verre, du traitement de déchets industriels et de l’énergie nucléaire
sont notamment représentés.
Par ailleurs, les agglomérations sont traversées par des voiries de transit, comme la route nationale RN7 et l’autoroute A7, parmi les plus chargées en trafic sur le territoire métropolitain. Deux des principales
sources de pollution atmosphérique étant présentes sur le territoire, les élus du canton de Roussillon ont pris conscience, dans les années
1980, de la nécessité de surveiller la qualité de l’air. En 1989, un projet d’extension d’une unité d’incinération de déchets industriels sur la commune de Salaise sur Sanne amplifiait ce besoin, ressenti par la population, de mesurer l’impact des différentes activités économiques
sur l’environnement.
En 1990, à l’issue de nombreuses discussions entre élus locaux, représentants de l’Etat et industriels, SUP'AIR voyait le jour, avec pour objectif initial de surveiller la qualité de l’air de Roussillon et de ses environs.
Les premières mesures en continu ont débuté en décembre 1992, après une étude préliminaire destinée à identifier les sites à surveiller en priorité. Parmi les critères de sélection, la densité de population a été jugée primordiale. Les trois sites retenus, sur les communes des Roches de Condrieu, de Roussillon et de Salaise sur Sanne, étaient à la fois très peuplés ou fréquentés (écoles, collèges et lycées, stades) et susceptibles de subir des retombées de polluants d’origine automobile ou industrielle.
De 1992 à 2000, la surveillance s’est exercée sur ces trois sites, le nombre de substances mesurées s’étant progressivement étoffé.
En 2000, conformément aux orientations de la Loi sur l’Air, deux nouveaux sites permanents ont vu le jour, à Sablons et Vienne, afin de débuter l’extension g éographique de la surveillance. Par ailleurs, SUP'AIR dispose de moyens mobiles complémentaires aux sites
fixes.
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