C'est la principale composante naturelle. Il diffuse à travers le sol et se concentre dans la basse atmosphère. L'évolution de ses concentrations est principalement due aux conditions météorologiques et notamment à l'inversion thermique de surface, phénomène en général nocturne limitant la dispersion de polluants. Le minimum d'activité est alors atteint en fin d'après-midi avant la reconstruction de l'inversion. D'autres paramètres météorologiques influencent les concentrations observées : le vent, par exemple, contribue à dissiper le radon.
Le Radon en Rhône-Alpes :
Compte-tenu de la composition de son sol, le département de la Loire présente les concentrations les plus élevées de la région Rhône-Alpes avec une moyenne arithmétique de 232 Bq/m3 (moyenne hivernale).
La mesure :
Elle est située dans les locaux du Laboratoire de Physique Subatomique et de Cosmologie (LPSC) de Grenoble.
Le système permet d'obtenir, 24 heures sur 24, les moyennes horaires des concentrations en radioéléments émetteurs alpha, bêta, gamma et en radon.
Le fonctionnement de la balise utilise le principe de détection par scintillateur. Celui-ci reçoit le rayonnement ? et ?, et le dirige vers un photomultiplicateur qui transforme le signal optique en signal électrique.
Le comptage s'effectue alors à partir de la connaissance de l'énergie de l'impulsion.
Le rayonnement ? est mesuré par un détecteur au germanium pur. Les concentrations en radon sont calculées par la technique de pseudocoïncidence à partir des mesures ? et ? .
Dans les espaces clos :
Les pouvoirs publics français, prenant en compte l'avis du Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France, ont retenu la valeur de 1000 Bq/m3 en moyenne annuelle comme seuil d'alerte et la valeur indicative de 400 Bq/m3 en moyenne annuelle comme objectif de précaution. Ils ont également indiqué que la valeur guide de 200 Bq/m3 en moyenne annuelle sera prochainement fixée pour les bâtiments à construire.