| Hors d'un contexte local particulier lié à la présence d'une pollution importante de proximité, sur l'Europe, les périodes d'épisodes pollués sont observées sur deux saisons : L'hiver, la réactivité des polluants atmosphériques est faible : les polluants primaires sont présents à des teneurs importantes, d'autant plus que les phénomènes météorologiques sont favorables à l'accumulation des polluants (anticyclones persistants freinant les échanges entre masses d'air au sol et en altitude, inversions de température). Ce type de pollution est appelé smog (combinaison de smoke et fog – fumée et brouillard).
L'été, les températures élevées et un rayonnement intense et de longue durée, accentuent les réactions chimiques, conduisant à la formation de polluants secondaires. Ces derniers étant pour la plupart des oxydants, dont la formation dépend, entre autres facteurs, de la présence de lumière, sont appelés photooxydants. Ce type de pollution est dit photochimique. Son mode d'apparition étant complexe, les plus fortes concentrations des polluants secondaires ne se retrouvent pas sur les lieux d'émission (lieux très fréquentés par l'automobile), mais dans les zones vertes et en périphérie des villes. Ainsi, ce type de pollution est un problème régional (voire national et même international) affectant de vastes territoires et débordant largement les limites de l'unité urbaine où sont émis les précurseurs.
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